LA VIE EXEMPLAIRE
DE PEY-BERLAND, ARCHEVEQUE DE BORDEAUX
Par Louisette Blondeau
Si Avensan connaît une certaine « célébrité
» en Gironde, c’est surtout grâce à l’un
de ses fils, Pey-Berland, né le 15 juillet 1377 dans une famille
de paysans alleutiers(1) – donc relativement aisés –
dans le tout petit hameau de Saint-Raphaël.
La biographie très documentée de l’abbé
Corbin, plus ce que livrent, ici ou là, les archives départementales,
permettent de mettre en lumière sa personnalité et la
place qu’il a tenue dans la société bordelaise
au XV ème siècle.
Enfant, il gardait les moutons dans une nature propice aux méditations.
Il était d’une grande intelligence et montrait une grande
piété. Au hameau de Pimbalin, se trouvait un vieux tabellion
(2), Raymond de Bruges, qui s’intéressa à lui
et lui transmit son savoir. À la mort de son père, qui
était marié en secondes noces, son frère aîné,
devenu chef de famille, prit des dispositions concernant l’avenir
de Pey. Il fut décidé que sa mère se retirerait
à Moulis, son pays natal, que son beau-fils prendrait la gestion
de tous les biens en rendant compte aux ayants-droit, qu’enfin,
le jeune Pey irait à Bordeaux suivre le cours d’études
auquel l’avaient préparé les leçons élémentaires
de Raymond de Bruges.
Plus tard, Pey-Berland ira poursuivre à l’université
de Toulouse ses études de théologie et de droit canon,
de 1396 à 1399.
L’abbé Corbin note avec quelques raisons : « Le
long séjour et les dépenses qui s’y rattachent
prouvent que notre Avensannais possédait une bourse bien garnie
et qu’il n’était pas, comme on l’a gratuitement
avancé, le fils d’un pauvre laboureur des landes élevé
par charité. »
À l’époque, l’Aquitaine est sous domination
anglaise.
En 1152, le roi de France, Louis VII, répudie Alienor d’Aquitaine
qui, en épousant Henri II Plantagenêt, apporte en dot
l’Aquitaine au futur roi d’Angleterre.
Par la suite, le roi anglais Henri IV (1367-1413), fils du duc de
Lancastre, marque son règne par une foule de chartes en faveur
des Bordelais.
C ’était un besoin :
. les victoires militaires françaises avaient réduit
de deux tiers l’ancien duché d’Aquitaine.
. il confirme et amplifie leurs privilèges et libertés
communales afin de conserver leur fidélité.
. il institue aussi en mai 1400 un conseil de régence,dont
les membres sont choisis parmi les grands personnages de la cité
bordelaise, et composé de l’Archevêque de Bordeaux,
du Sénéchal Gaillard de Durfort, seigneur de Blanquefort,
du maire, Jean de Grailly, de l’abbé de Sainte-Croix,
etc.
l’honneur de porter la bannière de Bordeaux. Toutes ces
mesures et ces institutions intéressaient non seulement la
ville mais toute la région sous protectorat anglais.
L’Archevêque, frappé par l’intelligence de
Pey-Berland, l’attacha à sa personne en qualité
de secrétaire. Lorsqu’il partira en Italie, Pey le suivra
; le prélat va d’ailleurs mourir là-bas. Pey-Berland
lui rendra les derniers devoirs. Il ira ensuite à Jérusalem
et reviendra à Bordeaux au début de l’année
1413. C’est David de Montferrand qui sera nommé Archevêque
de Bordeaux, tandis que Pey-Berland devient curé de Bouliac,
paroisse à laquelle sont rattachées les deux communes
de Quinsac et Lormont, situées aux antipodes l’une de
l’autre. Que de distance à parcourir pour desservir ces
trois localités !
Le biographe de Pey-Berland pose la question : « Mais les habitants
de Bouliac le connaissaient-ils ? » et y répond : «
On aurait quelque raison de le croire parce que sa famille possédait
du bien sur la rive droite de la Garonne, au pied des collines de
cette paroisse. » (Archives Départementales, terriers
de Sainte-Croix).
En 1419, Pey-Berland est nommé secrétaire du chapitre
et on le retrouve dans leplus ancien registre capitulaire (3) (Archives
Départementales, numéro 367), dont les dix-huit premiers
folios semblent écrits de sa main, car ils portent la mention
« scripsit Pey-Berland ».
Le 31 mai 1430, au cours d’un séjour à Londres,
David de Montferrand,Archevêque de Bordeaux, meurt ; le 13 août
de la même année, Pey-Berland est élu pour le
remplacer.
Les jurats (4) de Bordeaux ratifient ce choix. Pey-Berland est choisi
face à des ambitieux de haut parage, entre autres le fils du
Captal de Buch (5). C’est également en 1430 que Charles
VII, devenu roi de France, est sacré à Reims. Il veut
reconquérir l’Aquitaine. La guerre est l’occasion
pour de nombreuses bandes de pillards d’exercer leurs talents,
qu’ils luttent du côté français ou du côté
anglais. L’un des plus redoutables chefs du côté
français est Rodrigue de Villandrando. Parmi ses « exploits
», le pillage en règle du Médoc.
« Il ravage complètement les environs de Soulac, Castelnau,
Lesparre et Blanquefort, brûle les villages de pêcheurs
sur les bords de la Gironde, repasse devant Bordeaux et disparaît
vers les landes. On le retrouve en Haute-Gascogne,où il poursuit
ses “pilleries”. »(6)
Suite à cette mise à sac par les soudards de Villandrando,
la disette et la misère sévissent dans le Médoc,
dont de nombreux habitants se réfugient à Bordeaux.
Pour leur porter assistance Pey-Berland est un des plus actifs. Il
leur distribue tout le blé, tout le vin et tout l’argent
dont il peut disposer. Outre son action quasi quotidienne pour atténuer
les effets de la pauvreté et de la misère, Pey-Berland
ne s’en tient pas là. Dans les actes de charité
recensés en vue d’une canonisation possible, il est noté
que chaque semaine, il visite ou fait visiter les treize hôpitaux
que compte Bordeaux pour distribuer des aumônes ; il reçoit
treize pauvres à qui il lave les pieds, qu’il habille
et nourrit ; il fait bâtir, hors des murs de la ville, près
de l’église Saint-Seurin, un hospice qu’il baptise
du nom de Saint-Pierre. Cette maison est dotée par l’Archevêque
de l’ameublement et des revenus nécessaires pour y accueillir
les pauvres de Jésus-Christ, de quelques lieux qu’ils
viennent.
Mais Pey-Berland, en tant que premier personnage religieux de l’époque,
s’implique très activement dans la vie politique. En
1431, il devient le premier des conseillers royaux dans le duché
et est promu par le duc de Gloucester, représentant du pouvoir
anglais à Bordeaux. Il va donc devenir un des grands personnages
formant l’aréopage qui siège au château
de l’Ombrière. La cour anglaise, qui l’a en haute
estime, lui confère la jouissance du château ducal de
Lormont, avec toutes ses terres, bois, vignobles et fiefs, dont le
roi ne se réserve que l’hommage féodal.
Henri VI, qui règne sur l’Angleterre de 1422 à
1461, va ensuite le charger de signer en son nom « une trêve
avec le comte d’Armagnac, qui venait de lever l’étendard
de la révolte dans la Haute-Gascogne ». « En un
mot, c’était le chargé d’affaires du roi
dans tout le duché », écrit l’abbé
Corbin.
Homme charitable, homme de son temps, Pey-Berland est aussi préoccupé
par les
problèmes que pose l’absence d’une grande Université
à Bordeaux ; son désir est d’en créer une
qui puisse dispenser l’enseignement supérieur qu’il
a été obligé d’aller chercher à
Toulouse. Il réussit à convaincre les jurats de l’importance
de son projet et il les engage à solliciter avec lui l’établissement
d’une Université.
Le 7 mai 1441, le Pape Eugène IV autorise l’institution
de cette Université à l’image de celle de Toulouse.
Le roi de France Louis XI confirmera ce privilège par lettres
patentes enregistrées par le Parlement en 1472. La fondation
de l’université acquise, Pey-Berland – qui sait
bien que tout un chacun n’aura pas la chance de rencontrer un
savant désintéressé sur sa route – crée
le collège de Saint-Raphaël, destiné aux premières
études cléricales. L’établissement peut
accueillir douze écoliers pauvres, dont la moitié doit
être originaire du Médoc. On enseignerait et accueillerait
les élèves pendant dix ans ; au terme de cette longue
scolarité, ils laisseraient la place à d’autres
écoliers. Là, l’Archevêque,pensant à
sa famille, souhaite que les membres de celle-ci – à
mérite égal – aient la préférence.
Ce qui est somme toute normal, puisqu’il dote le collège
de ses fonds personnels.
Pendant toutes ces années, Pey-Berland s’évertue
à encourager la résistance et à
soutenir le moral des combattants. Il apprécie les avantages
pour les Aquitains de la domination anglaise. Mais la situation s’aggrave
au fil des années et Bordeaux est prise en « tenaille
» par le Maréchal de Lohéac qui, après
Castillon, s’empare de Saint-Émilion, Libourne, etc.
De son côté, le roi de France, Charles VII, s’est
établi au château de Montferrand. Quant au Médoc,
il est à nouveau saccagé par le Comte de Clermont, à
qui les sires d’Orval et d’Albret viennent apporter de
l’aide. Le Bas-Médoc détruit, ils vont assiéger
et prendre le canton de Castelnau et de Saint-Médard. Après
avoir tenu autant que possible, Blanquefort aussi finira par tomber.
Voyant où en est la situation, Pey-Berland joue un rôle
de conciliation entre les deux parties. Le petit peuple, lui, lassé
de la misère et de la guerre, aurait ouvert les portes aux
Français depuis longtemps. Enfin, les jurats et les bourgeois
bordelais décident de négocier leur capitulation. Les
militaires des deux camps ont du mal à se mettre d’accord
et c’est là que Pey-Berland intervient, afin que les
choses ne tournent pas plus mal et qu’un compromis soit trouvé.
On peut imaginer la complexité de la situation, du fait que
la domination anglaise se termine et que d’innombrables bandes
de brigands pillent toute l’Aquitaine. Pey-Berland s’adresse
aux autorités des deux camps afin de mettre fin aux exactions,
à la misère et de rétablir l’ordre et la
paix.
Les troupes françaises accentuent la pression, les combats,
tant sur terre que sur l’eau, sont violents. Si, comme Pey-Berland,
les Bordelais aisés sont partisans des Anglais – car
l’Angleterre constitue un excellent débouché pour
les produits locaux, notamment le vin –, le petit peuple, las
de la guerre, est plutôt pour les Français. En 1453,
Bordeaux capitule après un long siège héroïque
contre les forces françaises su
Pey-Berland est alors âgé de 76 ans et sa prise de position
en faveur des Anglais lui vaut mille et une tracasseries des nouvelles
autorités, tout Archevêque qu’il fût. Trois
ans plus tard, en juillet 1456, il envoie sa démission à
Calixte III (qui fut pape de 1455 à 1458). Celui-ci ne lui
répond pas de suite. Pendant ce temps, le Grand Sénéchal(7)
de Guyenne, Olivier de Coëtivy, qui ne l’aime pas du tout,
agit pour le faire remplacer par un de ses amis, favori du roi Charles
VII. Il s’agit de Blaise de Greelle. En attendant que celui-ci
soit nommé, il oblige Pey-Berland à se retirer au collège
de Saint-Raphaël. Les paroissiens, apprenant cela, viendront
le chercher pour le ramener en triomphe à l’archevêché.
Ne voulant pas compliquer la situation et souffrant de plus en plus
de rhumatismes aigus, il retourne au collège. La réponse
de Calixte III arrive enfin, ainsi que son remplaçant.
Pey-Berland meurt le 17 janvier 1458, après avoir subi dix
mois de terribles souffrances. Il est âgé de 81 ans.
SES FUNÉRAILLES
Selon les indications de son testament, qu’il avait modifiées
et complétées le 5 février 1457 devant sept témoins,
on prit les dispositions suivantes, toujours en présence de
nombreux témoins : on revêtit le corps d’un habillement
noir sur lequel on mit un poêle ou drap tissé d’or.
« Le premier de ces vêtements pour satisfaire à
l’humilité du défunt, le second, pour la dignité
épiscopale. » (abbé Corbin). La bière,
transportée à la chapelle du palais archiépiscopal,
fut entourée de quatre torchères brûlant toute
la nuit et les chapelains récitèrent les psaumes ainsi
que l’office pro defuncto episcopo. Le lendemain eurent lieu
la levée du corps et les funérailles. Pey-Berland s’était
préparé une tombe de marbre à Saint-André,
vis-à-vis de la chapelle Saint-Blaise-de-Sébaste, mais
sous les dalles et entre deux piliers du chœur. C’est là
que fut mis le corps du défunt, à la suite d’une
procession qui se déroula à travers les principales
rues de la ville.
Après l’arrivée à la cathédrale,
le corps fut déposé dans le sanctuaire, devant le maître-autel.
On célébra la messe propre des funérailles et
des absoutes. L’après-midi et le lendemain, on fit la
distribution des aumônes inscrites dans le testament, qui comportait
97 clauses. On fit aussi, par volonté de Pey-Berland et avec
les legs laissés à cette fin, des festins et des réjouissances
dans les couvents, au collège de Saint-Raphaël et au Doyenné
« parce qu’il était passé de cette vallée
de larmes à une vie meilleure ». (abbé Corbin).
SON TESTAMENT
il est d’étendue considérable. À cette
époque-là, le testament a une grande importance. Tous
les personnages importants le font et le refont plusieurs fois dans
leur vie, le modifient, en parlent, le publient. Il ne faut surtout
pas mourir intestat, sous peine d’être privé de
sépulture ecclésiastique, comme les suicidés.
Des conciles prescrivent, sous peine de refus d’absolution,
de déléguer aux pauvres et à l’Église
la dixième partie au moins de tous ses biens.
Pey-Berland n’a oublié personne ; ni les pauvres, ni
les étudiants, ni les quatorze
hôpitaux de la ville, ni les églises de sa région
natale, ni celles où il avait officié. Il n’oublia
pas ses successeurs, au collège de Saint-Raphaël, ses
serviteurs, ni naturellement ses parents. Ceux-ci étaient peu
nombreux mais, contrairement à un pape bien connu dans la région,
jamais Pey-Berland ne voulut enrichir ses parents au détriment
des œuvres de son diocèse.
Il donna à son neveu, fils de Fortin vingt boisseaux (8) de
millet, une plus grande quantité de seigle, les revenus d’une
maison joignant le collège de Saint-Raphël et sa quote-part,
ou la moitié des immeubles paternels. Ces deux derniers legs
passant aux héritiers dudit Berland, à condition que
ni eux, ni leur père n’aliènent jamais les revenus
et immeubles dont il s’agit.
En outre, ils devaient résider dans la maison paternelle d’Avensan,
qui fut le berceau de la famille, sous peine d’être déshérités.
Si les légataires ne voulaient pas remplir cette condition,
les revenus et biens fonciers passaient à d’autres parents,
même plus éloignés, qui s’engageaient à
les respecter. Outre l’obligation commune de résidence
à ses neveux, celui dont il avait béni le mariage à
Lormont serait tenu de rapporter à la masse des ayant-droits
la somme qu’il lui avait remise alors en cadeau de noce, s’il
voulait participer aux legs ci-dessus.
Pey-Berland légua à son filleul, Pierre de Bruges, et
à Jean-Michel, clerc de Saint-Raphaël, quarante livres
de monnaie bordelaise, pour les aider dans leurs premières
études. De même, il légua de l’argent pour
que des messes continuent à être dites en la mémoire
de son bienfaiteur, Raymond de Bruges. Tous ces legs furent pris sur
ses biens personnels ; quant aux revenus de la mense épiscopale
(affectés à la table), ils allèrent tous à
des prélats ou institutions religieuses.
APRÈS SA MORT
Peu de temps après sa mort, on constate qu’un culte
du prélat se développe sous
différentes formes. Des ex-voto sont déposés
sur sa tombe où les fidèles affluent. Certains citent
des « miracles » qui lui sont attribués, les jurats
de Bordeaux et les chanoines de Saint-Seurin font des processions.
Une procédure pour la canonisation est entamée dès
1462 et se prolonge, après
diverses périodes d’arrêt, jusqu’en 1491.
Parmi les notables qui introduisent sa cause, il y a le cardinal Alain
de Coëtivy, légat du Saint-Siège, frère
du Sénéchal, le maire et les jurats de la ville, le
Captal de Buch, les chapitres de Saint-Seurin et Saint-André,
les rois de France Charles VII, Louis XI et Charles VIII. Ce dernier
écrit dans une lettre patente conférant maints privilèges
à l’Université de Bordeaux : « Pey-Berland
[…] lequel pour les grands mérites, vertus et bons exemples
de vivre qui étoient en sa personne, on croit pieusement sainct
[…]. »
« Les souverains Pontifes Pie II, Sixte IV et Innocent VIII,
déférant aux vœux des postulateurs, donnèrent
tour à tour mandat aux évêques de Bazas, de Périgueux
et de Sarlat de faire les informations canoniques ». L’abbé
Corbin, qui nous apprend tout cela, ajoute que le culte du «
vénérable a survécu au délaissement de
sa procédure de canonisation » et se pose la question
suivante :
« Mais pourquoi n’a-t-elle pas abouti pendant la seconde
moitié du XVème siècle ?
Ou pourquoi ne l’a-t-on reprise ultérieurement ?
Cela tient à des causes qu’il serait trop délicat
peut-être d’énumérer », répond-il.
Quant à Ribadieu, dans son Histoire de la conquête de
la Guyenne, après avoir noté le phénomène
de culte dont Pey-Berland a été l’objet après
sa mort et du non aboutissement de la procédure de canonisation,
aborde « la question délicate de son patriotisme ».
« En a-t-il manqué ? Ne s’est-il pas donné
aux Anglais ? » comme un de ses dépréciateurs
a objecté…
La haute noblesse, qui se trouvait toujours à la tête
de l’Église, aurait-elle acceptée que soit canonisé
Pey-Berland lequel, s’il possédait la noblesse du cœur,
n’avait pas celle de la naissance ? Certains ont pu penser que
cela aurait fait de l’ombre au souvenir du Pape, Clément
V, qui avait pratiqué le népotisme à outrance.
En tout état de cause, ceux qui ont refusé de canoniser
Pey-Berland, c'est-à-dire
de reconnaître ses immenses mérites et l’exemplarité
de sa vie, sont depuis longtemps tombés dans l’oubli.
La mémoire de Pey-Berland, elle, est toujours honorée
et il est toujours considéré comme un des meilleurs
fils que la Gironde a comptés.
1) ALLEU OU FRANC ALLEU : PROPRIÉTÉ HÉRÉDITAIRE
ET EXEMPTE DE TOUTE REDEVANCE.
(2) TABELLION : FONCTIONNAIRE CHARGÉ DE METTRE EN GROSSE LES
ACTES DONT LES MINUTES ÉTAIENT DRESSÉES PAR LES NOTAIRES.
3 ) CAPITULAIRE : QUI SE RAPPORTE À UN RÉGIME DE CHANOINES,
DE RELIGIEUX.
4 ) JURAT : MAGISTRAT MUNICIPAL DANS CERTAINES VILLES DU MIDI DE LA
FRANCE, SOUS L’ANCIEN RÉGIME
LAROUSSE).
5 ) CAPTAL : AU MOYEN ÂGE, CHEF MILITAIRE EN GASCOGNE ET EN
GUYENNE.
6 ) QUAND LES ANGLAIS VENDANGEAIENT L’AQUITAINE, JEAN-MARC SOYEZ,
ÉDITIONS FAYARD, 1981.
7) -SÉNÉCHAL : GRAND OFFICIER DU PALAIS ROYAL
8 ) -BOISSEAU : MESURE DE CAPACITÉ DE L’ÉPOQUE.
CELUI DE PARIS CONTENAIT ENVIRON 12,5 LITRES. (LE LAROUSSE)